Le changement

Il existe toujours une réticence au changement, parce qu'il faut s'y adapter ; c'est le mode de fonctionnement de la pensée conservatrice par excellence. Le changement du système d'édition de 20six a causé des remous, j'en ai perdu mon latin. Je ne l'ai retrouvé que partiellement. Mais, à force d'essayer de pénétrer l'opacité du truc, je me suis rendu compte de certaines possibilités, entrevues, esquissées, qui me plaisent beaucoup tout compte fait. Je ne sais pas encore où est passée ma barre de liens, à droite, et le nom des rubriques de ce weblog, avec ce petit descriptif qui servait de séparation avec l'image d'en-tête, mais j'ai gagné, dans l'opération, une superbe image de fond d'écran, qui correspond bien à ce que je cherchais pour caractériser encore mieux Casaploum.
 
Le reste viendra en son temps, je suis confiant.
 
Et je remercie, au passage, les deux-trois personnes que je suis allé embêter avec mes questions néophytes : Quintescent, Maevina, et Mamawasabitch.
 
Maintenant que les choses rentrent un peu dans l'ordre (ah ! ah! après le changement, la résistance au changement, le retour de l'ordre !), je peux m'aventurer à publier une petite notule de rien du tout. Pour dire pas grand chose, que je passe un dimanche agréable, comme un avant-goût du printemps à venir - ce beau printemps que l'on attend chaque année, qui nous fait sortir un peu de notre réserve, qui nous réchauffe, nous redonne des couleurs au moral, de la force pour l'action, des sourires pour le bonheur.
 
En attendant, les cours de guitare, entamés au mois d'octobre de l'année dernière, commencent à porter leurs fruits. C'est dur. On passe par des passages d'abattement complet, où rien ne semble fonctionner, et puis un petit déclic se produit - oh, pas grand chose, un rythme plus soutenu, une plus grande facilité pour enchaîner des accords difficilement appris. Le tout est de ne pas abandonner, de travailler, surtout quand on est laborieux et que tout ça ne coule pas de source.
 
C'est bon d'avoir de la musique autour de soi, de partout dans sa vie. Je me prends à rêver de musique et de voyage. J'ai vu un reportage un jour, sur un musicien qui partait en Jamaïque, accompagné de sa seule guitare. Les rencontres qu'il faisait par ce biais m'ont donné envie d'être à sa place. Ca m'a mis une pêche incroyable. Travailler toute l'année prend aussitôt un autre sens avec de pareilles envies, des objectifs aussi doux.
 
Je ne sais pas encore comment je parviendrais un jour à concilier mes violents désirs entre-eux. Car j'ai aussi en moi, comme tout ceux qui vont dans la vie en solitaire, le besoin de partager mon existence et mes sensations avec un double féminin (un double complémentaire, pas superposable). Je résous souvent cette énigme avec le temps. Je ne suis pas pressé de réaliser ce qui est certainement le plus simple d'obtenir dans sa vie. Trouver quelqu'un, tomber amoureux, c'est facile. Le temps dont je dispose, qui est encore celui de la jeunesse, doit pouvoir me servir à réaliser de plus grandes aventures humaines.
 
La sécurité et le confort, à cet âge, c'est presque un crime. C'est ce qui avilit l'homme, le rend amer au soir de sa vie, dépité d'être passé à côté de si grandes richesses pour de si petites compensations. Car c'est la mort qui arrive à grands pas, il est trop tard pour se dépêcher de vivre.
 
C'est un conflit permanent. Il pourrait aussi se résoudre d'une manière bien différente de celle que j'imagine. Une rencontre incroyable, comme il en arrive peu au cours d'une vie, d'un personne qui, elle aussi, n'a pas renoncé trop prématurément à vivre, et qui a un peu les mêmes projets, de musique, de voyage, d'ouverture.
 
La maison ! les enfants ! le couple ! eh ! oh ! Je peux espérer vivre jusqu'à quel âge ? mh ? Disons encore 50 ans. Est-ce seulement humain de désirer vivre pendant 50 ans avec la même personne ? Je peux bien me servir encore de ce capital temps pour faire avancer le chantier de mes désirs.
 
Il vous pousse parfois de ces envies de liberté. A croire que la vie s'offre à vous, que rien n'est encore figé, que bien des combats seront encore à mener. C'est beau, c'est lyrique. C'est le sentiment ascendant de mon caractère maniaque, celui que je préfère. En pleine montée.
 
Des heures de musique défilent dans la pièce, je les savoure proprement, en épicurien reconnaissant.
 
La vie, c'est parfois toute une chimie.
29.1.06 17:12
 
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